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Papeterie · 7 min de lecture

Papier faire-part : grammage, finitions et impression

Pour un faire-part, un papier de 300 à 350 g/m² donne une carte rigide et agréable en main, et le choix entre papier lisse et papier texturé dépend surtout de votre dessin. Voici comment lire un grammage, choisir les finitions et préparer l'impression chez votre imprimeur.

Feuilles de papier marbré multicolores et carnets reliés posés sur une table
Photo : Gabriela Ruellan (recadrée) · CC BY · via wikimedia

Quel papier choisir pour un faire-part ?

Le papier d’un faire-part se choisit sur trois critères : son épaisseur (le grammage), sa surface (lisse ou texturée) et les finitions que vous voulez ajouter. Je livre mes faire-part en PDF haute résolution, que vous faites imprimer chez le papetier ou l’imprimeur de votre choix. C’est donc vous qui choisissez le papier, et c’est souvent l’étape où les familles hésitent le plus, parce que les fiches techniques des imprimeurs parlent une langue à part.

Le même dessin ne rend pas pareil sur deux papiers. Une aquarelle numérique aux couleurs douces gagne à être imprimée sur un papier mat légèrement texturé ; un dessin aux aplats francs et aux couleurs vives ressort mieux sur un papier lisse. Avant de passer commande de toute la quantité, demandez toujours un exemplaire d’essai.

Le grammage : ce que veulent dire les g/m²

Le grammage indique le poids d’une feuille d’un mètre carré. Plus il est élevé, plus le papier est épais et rigide. Pour vous repérer :

GrammageCe que c’estUsage pour la papeterie
80 à 120 g/m²Papier d’imprimante, papier à lettreFeuillets intérieurs d’un livret, jamais une carte
170 à 250 g/m²Papier épais, encore soupleLivret de cérémonie, menus pliés, cartons glissés dans l’enveloppe
300 à 350 g/m²Carte rigideLe standard d’un faire-part : il tient debout sur une cheminée
400 g/m² et plusCarte très épaisse, parfois contrecolléeEffet haut de gamme, utile pour la dorure ou le gaufrage

Mon conseil : 300 à 350 g/m² pour la carte principale. En dessous, le faire-part se tord dans l’enveloppe et paraît fragile. Au-delà de 400 g/m², vérifiez auprès de votre imprimeur que sa machine accepte ce papier et qu’il peut le plier proprement si votre modèle est un dépliant : un papier très épais se fend au pli s’il n’est pas rainé.

Attention, deux papiers de même grammage n’ont pas forcément la même épaisseur. Un papier coton de 300 g/m² paraît plus moelleux et plus épais qu’un papier couché de 300 g/m², plus dense. D’où l’intérêt de toucher un échantillon.

Lisse ou texturé : les grandes familles de papier

Le papier couché (mat, satiné ou brillant)

Le papier couché a reçu une fine couche qui le rend lisse et peu absorbant. Les couleurs restent nettes, les détails fins du dessin aussi. C’est le choix sûr pour une illustration très colorée ou riche en petits détails. Préférez la version mate ou satinée : le brillant fait reflet et donne un rendu de prospectus, peu adapté à un faire-part.

Le papier non couché (offset)

Le papier non couché boit davantage l’encre. Les couleurs paraissent un peu plus douces et plus chaudes, le toucher est naturel, et l’on peut écrire dessus au stylo sans bavure. C’est un bon compromis pour un faire-part sobre, et pour les cartons réponse que vos invités rempliront à la main.

Les papiers de création texturés

Papier vergé (strié de fines lignes), papier martelé, papier coton, papier à grain : ces papiers donnent du relief et un vrai caractère au faire-part. Ils conviennent très bien à un dessin à l’esprit aquarelle ou crayonné. Leur relief peut en revanche adoucir les détails très fins et les petits caractères : gardez un texte d’au moins 8 points.

Le papier recyclé

Il existe des papiers recyclés de belle qualité, blancs ou légèrement teintés. Le teint du papier modifie les couleurs du dessin, plus encore qu’un papier ivoire : un essai est indispensable.

Blanc, ivoire ou crème ?

Un papier ivoire ou crème réchauffe toute la palette : les bleus tirent vers le vert, les blancs du dessin disparaissent dans le teint du papier. Si votre illustration comporte des zones blanches importantes (une robe de mariée, un ciel clair), dites-le-moi avant que je finalise les couleurs, ou restez sur un blanc naturel.

Les finitions qui changent tout

Les finitions s’ajoutent à l’impression et se règlent avec votre imprimeur. Elles ont un coût et rallongent les délais, alors choisissez-en une ou deux, pas toutes.

  • La dorure à chaud : une feuille métallique (or, cuivre, argent) appliquée par pression et chaleur. Parfaite pour les prénoms ou une date. Elle demande un fichier séparé indiquant les zones à dorer : prévenez-moi dès le devis si vous l’envisagez, pour que je prépare le fichier en conséquence.
  • Le gaufrage ou le débossage : le papier est embossé pour créer un relief, sans encre. Très élégant sur un papier épais et texturé.
  • L’impression typographique (letterpress) : les lettres sont imprimées en creux dans un papier coton épais. Le rendu est superbe, mais ce procédé convient surtout aux aplats d’une ou deux couleurs, moins à une illustration aux dégradés subtils.
  • Les bords colorés : la tranche de la carte est teintée. Discret, et très joli sur un papier de 600 g/m² et plus.
  • La découpe : coins arrondis, forme d’arche, fenêtre. Une découpe sur mesure demande un outil spécifique chez l’imprimeur.

Format, enveloppe et poids pour l’envoi postal

Le format le plus courant est l’A6 (10,5 × 14,8 cm), qui se glisse dans une enveloppe C6. L’A5 (14,8 × 21 cm) laisse plus de place à l’illustration et se poste dans une enveloppe C5. Le format carré plaît beaucoup, mais il sort des formats standard du courrier : renseignez-vous au bureau de poste avant d’imprimer cent exemplaires.

Pour estimer le poids, multipliez la surface de la carte par le grammage. Une carte A6 en 350 g/m² pèse environ 5,5 g (0,0155 m² × 350). Une carte A5 du même papier pèse environ 11 g. Ajoutez l’enveloppe, un éventuel carton réponse, un calque : un faire-part complet en A5 peut dépasser 20 g, le premier palier du tarif lettre. Pesez un exemplaire complet, enveloppe fermée, avant d’acheter les timbres.

Préparer l’impression : la marche à suivre

  1. Choisissez votre imprimeur tôt, avant la fin du dessin. Demandez-lui ses consignes de fichier (format, fonds perdus, traits de coupe) et transmettez-les-moi : je prépare le PDF final en fonction.
  2. Demandez des échantillons de papier. La plupart des imprimeurs et papetiers en envoient, parfois gratuitement. Comparez-les à la lumière du jour.
  3. Commandez un bon à tirer imprimé (une épreuve physique) sur le papier choisi. L’écran ne montre jamais exactement les couleurs du papier.
  4. Relisez une dernière fois le texte sur l’épreuve : dates, heures, adresses, orthographe des prénoms.
  5. Lancez la quantité en ajoutant une marge de cinq à dix exemplaires pour les oublis, les ratés d’enveloppe et les souvenirs. Pour un mariage, je détaille le calcul dans l’article sur le nombre de faire-part à commander.

Les délais d’impression varient selon le papier, les finitions et la saison. Au printemps, les imprimeurs sont très sollicités par les mariages de l’été. Si vous préparez un mariage, le calendrier des faire-part de mariage vous aide à placer l’impression au bon moment.

Les pièges à éviter

  • Choisir sur écran. Un papier ivoire, un papier recyclé ou un papier texturé changent les couleurs : l’épreuve imprimée est votre seule vraie référence.
  • Un texte trop fin sur un papier texturé. En dessous de 8 points, les petites lettres se perdent dans le grain.
  • Oublier le carton réponse. S’il doit être rempli à la main, imprimez-le sur un papier non couché, sur lequel le stylo glisse.
  • Multiplier les finitions. Dorure, gaufrage et bords colorés sur la même carte, c’est trop : une finition bien choisie met le dessin en valeur, trois le concurrencent.
  • Sous-estimer le poids. Un papier très épais, une enveloppe doublée et un carton réponse font vite passer le pli au palier supérieur.

Ce que je prépare pour vous

Je dessine votre faire-part en illustration numérique, puis je vous livre le fichier en PDF haute résolution, prêt à imprimer. Mon devis couvre la création : le dessin, la mise en page de votre texte et le fichier final, avec une retouche incluse. L’impression se règle avec votre imprimeur, ce qui vous laisse libre du papier, des finitions et des quantités. Pour un faire-part de mariage, la création démarre à partir de 350 € TTC ; pour un faire-part de naissance, de baptême, de communion ou de confirmation, à partir de 220 € TTC. Le prix final est fixé sur devis, et je détaille ce qui le fait varier dans l’article sur le prix d’un faire-part illustré.

Vous trouverez toute la papeterie que je dessine sur la page papeterie.

Vous avez une idée du papier, ou pas encore ? Décrivez-moi votre projet de faire-part : je vous recontacte sous 48 h par e-mail, avec un devis personnalisé, et nous verrons ensemble quel rendu viser.